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DERNIER MORCEAU DE BRAVOURE !

Samedi 8 janvier 2011

Avant de quitter la Mauritanie par une longue liaison vers le Sénégal et le bivouac de Kebemer, l’Africa Eco Race® 2011, s’offrait une ultime spéciale de 203,40 km, tout en sable permettant d’établir le classement général final de l’épreuve.
Un dernier morceau de bravoure pour les équipages toujours en course, désormais impatients de goûter aux joies d’une arrivée finale, ce dimanche, sur les bords du mythique Lac Rose.
Entérinant les classements officiels de l’épreuve, cette 11e étape prenait donc toute son importance dans l’établissement des différentes hiérarchies, catégorie par catégorie.

Partis en tête ce matin, Jean-Louis Schlesser et Céline Merle-Beral (Buggy Monster), confortables leaders en catégorie auto, n’avaient donc plus qu’à gérer leur capital de près de 2 heures d’avance sur le buggy VW TDI des Belges Stéphane Henrard et François Beguin. Le duo de tête, très vite rejoint par le Buggy SMG de Patrick Sireyjol et Patrick Antoniolli, anima toute l’étape en tête. Sireyjol signe la victoire d’étape, tandis que Schlesser empoche son troisième sacre consécutif sur cette Africa Eco Race®. Le ‘boss’ devance Stéphane Henrard. Jérôme Pélichet et Eugénie Decré (Bowler Wildcat) complètent le podium auto de cette édition 2011 après une dernière étape disputée en duel serré avec le Desert Warrior des Egypriens Abouyoussef et Nour El Din, qui se hissent au 4e rang final.
Moins heureux à l’heure du dernier départ, François Lethier, victime d’un ‘toît’ sur l’étape de la veille avec son buggy bleu, se voyait dans l’impossibilité de repartir ce matin, contraint de jeter l’éponge...

Cette ultime spéciale officielle de l’Africa Eco Race®fut également très animée en catégorie camions. Parti en tête ce matin, le MAN du Belge Noël Essers se coucha sur le flanc 25 kilomètres après le départ. Arrivés sur place peu après, Tomas Tomecek (Tatra), Elisabete Jacinto (MAN), Michel Salvatore ( Mercedes) et leurs équipiers s’arrêtèrent pour tenter de redresser le mastodonte rouge. Mais après une bonne heure de tentatives infructueuses, après avoir déplacé une dune entière, il fallut faire appel au camion balai pour redresser la situation.  Au terme de la spéciale c’est, logiquement, les Tchèques Tomecek et Moravek qui signent leur premier sacre sur cette Africa Eco Race, devant le MAN de la Portugaise Elisabete Jacinto (MAN). L’infortuné Noël Essers, risquant de perdre sa troisième place finale, dans sa mésaventure du jour…

Jouée depuis quelques jours déjà, la course moto n’était plus qu’une formalité pour la KTM 525 Hybride de Willy Jobard. Le motard français a donc déroulé sur cette ultime spéciale pour s’assurer une première victoire finale dans un grand rallye africain où il devance  finalement Nobert Dubois (KTM 690), vainqueur de l’étape, et Bruno N’Diaye (BMW 450). Chapeau également au jeune Thomas Bourgin (KTM), victime d’une lourde chute au Maroc et qui, malgré ses blessures, a tenu à mener à bien ce projet qui lui tenait tellement à coeur…

Demain, tous les équipages se retrouveront pour une ultime spéciale hors classement entre la plage de Kayar et le Lac Rose. Une spéciale ‘show’, haute en couleurs et en émotions pour clôturer cette merveilleuse édition 2011 de l’Africa Eco Race®.

ILS ONT DIT...
MOTOS
Willy Jobbard (Fra/KTM 525 Hybride) : « Quel superbe rallye ! C’est une expérience que je n’oublierai jamais. Le parcours fut magnifique, varié et tout en navigation. Je suis tellement fier et heureux de l’emporter car même s’il n’y avait pas beaucoup de motos, ce fut déjà un combat de tous les instants contre les éléments et…  contre soi-même. Je conseille vivement à tous les motards de venir se faire plaisir ici… »

Norbert Dubois (Fra/KTM 690) : « J’ai eu quelques soucis de navigation aujourd’hui avec un GPS qui ne marchait plus. J’ai du m’arrêter pour réparer durant 10 minutes. Ensuite, tout s’est bien passé. J’ai ouvert les gaz en grand. Là, je commence à assimiler la navigation. C’est une obligation sur l’Africa Eco Race®, mais c’est tellement plus gratifiant que sur d’autres rallyes où l’on se contente de suivre les traces des autres… »

AUTOS
Patrick Sireyjol (Fra/Buggy SMG) : « Cela fait plaisir de remporter l’ultime spéciale officielle. On s’est bien battu avec Jean-Louis et Stéphane. C’est la cerise sur la gâteau au bout d’un rallye éprouvant mais néanmoins positif. C’était ma première expérience en deux roues motrices… Nous avons pas mal de boulot à faire sur la voiture. Mais, c’est sûr, je reviendrai ici l’an prochain, car ce rallye est superbe ! »

Jean-Louis Schlesser (Fra/Buggy Original) : «Il a fallu maîtriser jusqu’au bout sans commettre d’erreur. Je suis très heureux de remporter cette troisième victoire consécutive tout en constatant que le niveau sportif ne cesse de s’élever. J’ai bien cru qu’après mes problèmes des deux premières étapes, certains parviendraient à creuser l’écart. Il a fallu cravacher dur pour l’emporter… »

Stéphane Henrard (Bel/Buggy VW TDI) : « Quel magnifique rallye avec, au bout du compte, une deuxième place qui nous convient, compte tenu de notre mauvais départ au Maroc. Nous manquions de roulage et cela s’est payé lors des premières étapes. Mais nous avons prouvé que nous étions au niveau et la voiture marche vraiment très fort sur ce type de terrain. C’est particulièrement encourageant. J’ai également été très heureux de retrouver l’Afrique qui reste un grand et beau terrain de jeu pour ce type d’épreuve… »

Jérôme Pélichet (Fra/Bowler Wildcat) : «Nous nous sommes battus avec Mido sur cette dernière étape. C’était super sympa. Certes nous avons connu des problèmes hier, mais il fallait bien que cela arrive un jour. J’étais étonné d’être en tête au Maroc et, finalement, cette troisième place finale derrière des gros buggys reste une excellente performance… »

‘Mido’ Abouyoussef (Egy/Desert Warrior) : «Superbe dernière spéciale officielle. Notre 4e place finale était inespérée. Mais nous avons été réguliers et constants, c’est ce qui a payé. L’Afrique est mon continent et j’aime particulièrement rouler dans le sable. De plus Mahmoud, mon co-pilote, n’a commis qu’une erreur de navigation sur 6.000 kilomètres. Cela compte également…»

 

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